Si vous pensiez que l’entraide était une exclusivité humaine, détrompez-vous ! Le règne animal regorge de véritables héros qui n’ont rien à envier aux secouristes humains.

De la souris qui fait du bouche-à-bouche (Etude parue dans la revue science et vie) aux dauphins qui jouent les brancardiers des océans, partons à la découverte de ces animaux qui prennent soin les uns des autres.

Les souris, premiers secours en miniature 🐭

Récemment, des chercheurs ont découvert que les souris ne se contentaient pas de grignoter du fromage et de semer la panique dans nos cuisines.

Elles prodiguent aussi des gestes de premiers secours ! Une étude parue dans la revue Science et vie a révélé que lorsqu’une souris voit un congénère inconscient, elle ne l’abandonne pas.

Au contraire, elle s’approche, le renifle, le toilette et – comble de l’étonnement – lui ouvre la bouche et tire sur sa langue.

Objectif ? Maintenir ses voies respiratoires dégagées. Vers la PLS ?

Les dauphins : secouristes des mers 🐬

Tout le monde sait que les dauphins sont intelligents et joueurs, mais saviez-vous qu’ils savent aussi secourir leurs amis ? Des observations en milieu naturel ont montré qu’ils portent assistance aux membres blessés ou malades de leur groupe en les soutenant à la surface pour leur permettre de respirer.

Par ailleurs, des dauphins femelles ont été observées transportant leurs petits décédés pendant plusieurs jours, refusant de les abandonner, ce qui témoigne d’un attachement profond et d’une reconnaissance de la perte.

Les éléphants : pompiers XXL 🐘

Chez les éléphants, l’empathie est une seconde nature. Lorsqu’un membre du troupeau est en détresse, ses congénères se mobilisent immédiatement. Ils forment un cercle de protection autour du blessé, le caressent avec leur trompe et l’aident à se relever. Et si un éléphanteau se retrouve coincé dans une rivière, toute la famille se met au travail pour l’en sortir.

Les fourmis : une solidarité à six pattes 🐜

Si les fourmis donnent parfois l’impression d’être de simples petits robots biologiques, elles ont pourtant une organisation sociale impressionnante. Certaines espèces, comme Megaponera analis, ont même des « infirmières ». Lorsqu’une fourmi soldat est blessée au combat (contre des termites, leur pire ennemi), ses camarades la ramènent à la fourmilière où elle reçoit des soins.

Par ailleurs, des recherches menées par Élise Nowbahari et ses collègues de l’Université Paris XIII ont mis en évidence que ces fourmis viennent en aide à leurs congénères en détresse. Lors d’expériences, une ouvrière attachée par un fil de nylon et recouverte de sable émettait des phéromones de détresse. Ses congénères, en percevant ces signaux, se mettaient à creuser pour la dégager et tentaient même de sectionner le fil pour la libérer. Ce comportement de sauvetage est déclenché par la perception des phéromones de détresse émises par la fourmi piégée.